Le Laboratoire d’Economie et de Gestion de l’Ouest (LEGO – UR2652) propose une allocation de recherche doctorale financée à 100% par la région Bretagne et l’Ecole Doctorale « Sciences Economiques et Sciences de Gestion » de l’Université de Bretagne Occidentale Brest.

L’enjeu auquel la recherche répond est de proposer un ensemble de techniques d’incitation douce (via les nudges) afin d’enclencher chez les consommateurs un effort d’apprentissage de pratiques alimentaires durables et responsables. La question de recherche principale est donc : « comment et à quelles occasions favoriser l’apprentissage de nouvelles pratiques alimentaires pour le public adulte ? ». L’intérêt principal est de pouvoir apporter des éléments de réponse aux associations et collectivités qui tentent de favoriser chez les consommateurs un apprentissage de pratiques alimentaires durables.

Le doctorant recruté sera basé à Brest (29000) pour une durée de 3 ans à compter du 01 Septembre 2020.

Date limite pour candidater : lundi 08 juin 2020.

Description du contrat doctoral proposé

La crise sanitaire que nous connaissons et le confinement imposé par les autorités a été une occasion pour bon nombre de nos concitoyens de découvrir de nouveaux modes d’approvisionnement en circuits courts et en produits locaux. Mais ces nouvelles habitudes vont-elles perdurer dans le temps ? D’une manière plus générale, l’urgence à contenir le réchauffement global de la planète à +2°C est un enjeu planétaire majeur des prochaines années. Le système alimentaire (production – transformation – distribution – consommation – recyclage) participe pour beaucoup à l’émission de CO2. Manger plus durable ne signifie pas pour un consommateur de s’intéresser seulement au contenu de son assiette (e.g. manger moins de viande) mais de considérer tout un écosystème. Un écosystème est composé de lieux d’achat, de lieux de vie et d’activités (activités professionnelles, culturelles et physiques), de lieux d’information, etc.

L’enjeu, au sein duquel s’inscrit la recherche proposée est pour les adultes d’apprendre à mieux se nourrir, de manière plus saine et plus durable, et donc d’apprendre à mieux utiliser leur écosystème. L’intérêt principal est de pouvoir apporter des éléments de réponse à l’ensemble des acteurs concernés par la santé et la durabilité en matière d’alimentation. Ainsi, la problématique principale de la recherche proposée est la suivante : « comment et à quelles occasions favoriser l’apprentissage de nouvelles pratiques alimentaires pour le public adulte ? ». Trois étapes dans la recherche sont prévues :

  1. Identifier les facteurs déclenchant le changement du comportement alimentaire. Les comportements alimentaires sont soumis à un héritage culturel et familial, et tendent à l’âge adulte à devenir des routines encastrées dans des activités socio-économiques (le rythme de vie professionnel et familial, notamment). Changer d’habitude alimentaire implique donc des modifications perçues notables par l’individu dans son écosystème (e.g., un événement de vie comme l’arrivée d’un enfant, ou une crise sanitaire, …), et une décomposition temporaire des liens entre les éléments de cet écosystème. L’identification de ce que Shove et Pantzar (2005) nomment les éléments d’intégration de nouvelles pratiques, leur importance et leur rôle dans le changement d’une pratique alimentaire nécessitent d’être étudiés ; ils représentent le point de départ de l’apprentissage d’une nouvelle pratique
  2. Comprendre et identifier les apprentissages de nouvelles pratiques alimentaires. Essayer de nouveaux comportements alimentaires n’aboutit pas forcément à de nouvelles habitudes. La pérennisation de comportements plus responsables implique une phase d’apprentissage de la part des consommateurs.
  3. Inciter à l’apprentissage de nouvelles pratiques alimentaires saines. En fonction des facteurs déclencheurs d’une nouvelle pratique et du type d’apprentissage de cette pratique, les formes d’incitation dont disposent les organisations (les associations et organismes publics notamment) pour orienter vers des comportements responsables peuvent évoluer. C’est pourquoi pourront être testées diverses techniques d’incitation douce, de type « nudge », afin d’associer ces techniques aux formes d’apprentissage attendues et aux catégories de personnes ciblées.

Profil recherché

Le candidat devra être titulaire d’un Master 2 et disposer d’une formation à la recherche universitaire dans le champ des sciences de gestion. Des connaissances en marketing, en comportement du consommateur, en communication, et / ou en psychologie sont souhaitées. Une connaissance du secteur agroalimentaire serait un plus. Une motivation pour le travail de thèse, des qualités relationnelles et une appétence pour le terrain seront nécessaires. Comme pour tout travail de recherche, le candidat disposera de bonnes capacités rédactionnelles et d’un esprit critique et d’analyse.

Documents à transmettre

Le dossier de candidature est à envoyer à Patrick Gabriel (patrick.gabriel@univ-brest.fr) et Samuel Guillemot (samuel.guillemot@univ-brest.fr) avant le lundi 08 juin 2020 et doit comporter :

  • Un CV comportant des exemples de sujets de recherche déjà traités et/ou des centres d’intérêt de recherche

  • une copie du relevé de notes de Master avec indication du rang de classement si connu

  • Une lettre de réflexion précisant comment le candidat envisage de s’approprier le sujet, assorti d’un plan de travail et d’une bibliographie (environ 2-3 pages)

Les candidats retenus seront auditionnés le mercredi 17 juin 2020.

Notification des décisions : le lundi 22 juin 2020

Contacts 

Patrick GABRIEL – Professeur en Sciences de Gestion à l’IAE de Brest – Directeur du laboratoire LEGO (patrick.gabriel@univ-brest.fr)

Samuel GUILLEMOT – Maître de conférences HDR en Sciences de Gestion à l‘IUT de Quimper (samuel.guillemot@univ-brest.fr)

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